L’industrie de la mode 4.0 : une réponse au nouveau paradigme d’achat du consommateur ? Volet 3

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L’industrie de la mode 4.0 : une réponse au nouveau paradigme d’achat du consommateur ?

Comment ces nouvelles tendances vont influencer l’industrie du textile ? Prospectives à 5-10 ans ?

Voici le dernier volet de notre série d’articles suite à la conférence networking organisée par la Chaire Bali, l’ESTIA et la Maison de la Nouvelle-Aquitaine.

L’enjeu pour les marques est de garder le contact avec le consommateur voire même les consommateurs successifs d’un même produit et capter des informations pour comprendre les attentes ou besoins de leurs clients. Il s’agit de réduire le « champs » entre la marque et le consommateur souvent occupé par le Distributeur.

On observe de nouveaux modèles économiques qui sont en train de naître et de s’affiner

  • Les nouveaux usages tels que le mode locatif ou d’un marché de seconde main
  • La personnalisation des produits : de la déclinaison du produit qui existe depuis longtemps jusqu’à la conception sur mesure (comme un retour au tailleur de quartier)
  • Le recyclage des produits pour répondre à des besoins écologique et de réduction énergétique.

Louer un vêtement puis le revendre en tant que matière première à recycler pourrait être plus rentable que de vendre un vêtement à un distributeur (cela existe déjà pour des vêtements hyperspécialisés comme les chaussures de ski qui sont de plus en plus proposées à la location !).

 

Pour que ces tendances se structurent et deviennent des modèles économiques viables,  il faut que le produit puisse être identifié de manière unitaire et tout au long de ses cycles de vie successifs.

Un même produit pourra alors avoir de multiples utilisateurs qui chacun aura une exigence sur l’origine et l’histoire du produit. La traçabilité du produit devra donc rester accessible et cela jusqu’à la destruction pour réutilisation comme Matière Première.

Le support à partir duquel les données de traçabilité sont rendues accessibles, pourrait aussi être mis à profit pour mettre en place de nouvelles applications rattachées au produit. Nous parlons alors de vêtements connectés à une application dédiée pour un service.

Il pourrait être possible de contrôler ces précieuses données que l’on souhaite transmettre, de savoir à quelle fréquence un vêtement est porté, dans quelles conditions (météo, activités), et à quelles occasions. De précieuses informations pour les services marketing des Marques.

 

Pour des raisons de confidentialité et de durabilité de l’information, la technologie Blockchain s’impose car elle est régie par le consentement explicite des consommateurs qui partagent ses données dans un échange mutuellement bénéfique et transparent.

La mise en place d’une traçabilité des données de production d’un produit apporte des bénéfices secondaires qui deviennent prépondérants pour les marques. Si le développement durable n’est plus une option pour les entreprises, la digitalisation des process et des données non plus.

La transformation numérique de l’industrie du textile repose sur de nouveaux concepts de consommation qui correspondent à de nouvelles attentes des consommateurs.

Il existe bien une convergence d’intérêt à coté de laquelle l’industrie ne peut pas passer. Elle peut contribuer à relocaliser une grande part de la valeur ajoutée des marques.

Les objectifs à atteindre sont clairs et peuvent contribuer à alimenter la stratégie Responsabilité Sociétale et Environnementale des entreprises tout en améliorant le modèle économique de la Marque et la valorisation du produit.

 

Pour faire face à cette réalité, les marques doivent agir à deux niveaux :

  • s’engager dans un processus de transparence et de traçabilité pour démontrer la cohérence de leur stratégie RSE avec leur modèle économique et industriel.
  • créer une relation directe avec les consommateurs pour les rendre ambassadeurs de leur image, contributeurs de l’amélioration de leurs produits ou acteurs du message véhiculé par la marque.

 

Avec e-SCM, nous positionnons l’enjeu stratégique de la Supply Chain pour mieux gérer les risques inhérents à toute activité de production externalisée :

  • risque économique et financier (volatilité des taux de change à l’international, coût du transport…),
  • risque de rupture dans la chaîne de production, de surstockage, ou de de retard de livraison,
  • risque en termes d’image et de communication, de contrefaçon, de problématiques de santé et de toxicité (traçabilité des produits chimiques),
  • risque de non-conformité réglementaire, etc.

La traçabilité doit être maîtrisée au sein de l’entreprise, mais aussi au sein de chaque sous-traitant et fournisseur. Les qualités d’un processus de traçabilité : rigueur, contrôle, transparence mais aussi indicateur d’évaluation de la filière d’approvisionnement, sont les piliers nécessaires à sa crédibilité.

 

By |2019-08-06T14:53:52+00:0018 mars 2019|Categories: Blog|Commentaires fermés sur L’industrie de la mode 4.0 : une réponse au nouveau paradigme d’achat du consommateur ? Volet 3

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